Les mennonites trouvent leurs origines dans l’anabaptisme pacifique de la Réforme protestante du XVIe siècle. Apparus vers 1525 dans l’entourage du réformateur zurichois Zwingli, le mouvement se propage ensuite vers l’est et vers le nord, le long du Rhin. Il se structure aux Pays Bas autour de Menno Simons, prêtre catholique devenu anabaptiste. C’est de lui que les mennonites actuels tirent leur nom.Voici quelques-unes des spécificités mennonites au sein de la famille chrétienne plus large : l’adhésion volontaire et consentie à Jésus-Christ et à l’Eglise, d’où la pratique du baptême sur profession de foi ; la non-violence et l’engagement pour la paix ; une conception communautaire de l’Eglise ; la non-ingérence de l’Etat dans les affaires de l’Eglise.Ces pratiques n’étant pas toujours acceptables dans un premier temps par les autres chrétiens, les mennonites ont connu la persécution, le déplacement et l’émigration. En France, dès le XVIe siècle, mais surtout depuis le XVIIe siècle, les mennonites se regroupèrent dans l’Est du pays. Il existe aujourd’hui trois communautés mennonites dans la région parisienne, ainsi que plusieurs institutions engagées dans des projets de travail social. Sur le plan mondial, les mennonites se trouvent maintenant sur tous les continents et expriment des liens de solidarité et de communion par le biais de la Conférence Mennonite Mondiale, dont le siège se trouve à Bogota en Colombie.

 

EFraTA

 

Études Francophones de Théologie Anabaptiste

Une formation de spécialisation en théologie anabaptiste

EFraTa-Binenberg

 

Les Études Francophones de Théologie Anabaptiste (EFraTA) sont une formation de niveau universitaire, par modules, complémentaire à des études théologiques de base.

Elle vise l’approfondissement de la connaissance de l’histoire, de la théologie et de la pratique des ministères dans une perspective anabaptiste, en dialogue avec les courants chrétiens contemporains.

Pour qui ?

La formation est ouverte à des chrétiens de diverses tendances ayant déjà une formation théologique de base.

Où a lieu la formation ?

La formation a lieu au Bienenberg à Liestal (Suisse).

Formule

La durée des études est de 4 années, en formation continue.
Chaque année compte entre 65 et 70 heures de cours effectifs réparties en quatre périodes sur l’année.

Être Mennonite, en France, aujourd’hui ?


Observateur du monde mennonite français depuis 35 ans, Didier Bellefleur a accepté de partager son regard personnel sur cette identité mennonite en 2020.


La syntaxe de ce titre est volontairement bancale. Ce qui commence comme une affirmation simple, objective, se termine par un questionnement, tant il est vrai que l’identité mennonite française me paraît problématique. Mais ce que je vais écrire ici n’engage que moi : il ne s’agit que d’un ressenti, sans rechercher l’exactitude historique, sociétale et encore moins théologique.

Cela fait maintenant 35 ans que j’ai rejoint les mennonites. Mon père et mon grand-père, à Nancy, étaient déjà des amis de la famille Muller de Toul, si bien que je les ai connus dès mon adolescence (et j’y ai rencontré celle qui est devenue ma femme, il y a de cela plus de quarante ans). Mais c’est en arrivant à Strasbourg en 1984 que je m’y suis vraiment intéressé, que j’ai recherché le sens de ce mot bizarre, mennonite. Ma première déception fut de ne pas trouver, parmi les responsables de l’Église, un Français répondant clairement et simplement à cette question. Ce n’est que petit à petit, au hasard des rencontres, des lectures, des conférences, que j’ai compris ce que je vais écrire ici.

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Les mennonites en France et ailleurs

Les Mennonites en France et ailleurs, article de Neal BloughLes mennonites trouvent leurs origines dans plusieurs courants anabaptistes nés au 16ème siècle. Les Églises qui ont perduré jusqu’à nos jours partageaient plusieurs éléments en commun : Le refus du baptême des bébés et des enfants (d’où le terme « anabaptiste ou rebaptiseur » donné par les autres chrétiens), le refus d’une Église liée aux pouvoirs politiques et une non-violence ancrée dans le sermon sur la montagne et l’exemple du Christ.
Le premier mouvement structuré est né en 1525, dans le sillage de la réforme zwinglienne à Zurich. Il surgit en même temps que le soulèvement paysan avec lequel certains anabaptistes avaient de la sympathie. Cependant, un courant non-violent existe depuis les débuts du mouvement et formule dès septembre 1524 une critique de l’option violente de Thomas Müntzer. Ce refus e la violence deviendra un marqueur d’identité, et sera consolidé en 1527 dans « l’entente fraternelle de Schleitheim », texte qui déterminera l’identité du mouvement pendant des générations sinon des siècles.

Couple anabaptise alsacien par J. LEwicki,
1834, coll.privée Claude Beacher

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CMM INFOS – Avril 2020

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Avril 2020

À vos boites mail : la CMM publie Courrier uniquement par courrier électronique

« Nous vivons un moment extraordinaire mais nous restons confiants que Jésus Christ est notre espoir, quoi qu’il arrive » , César García, secrétaire général de la CMM.

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Protection de la création et approbation de rapports lors des réunions du Comité exécutif

La Conférence Mennonite Mondiale va nommer un groupe de travail sur la protection de la création pour sensibiliser et proposer des actions à l’église mondiale. Le groupe de travail travaillera en étroite collaboration avec les quatre commissions de la CMM.

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Spaghetti et baguettes : transformation mutuelle avec YAMEN!

Minear Mak, qui est née et a grandi au Cambodge, ne pouvait pas concevoir que l’on mange un plat à base de nouilles avec n’importe quoi d’autre que des baguettes. Elle décréta qu’un cours de maniement des baguettes s’imposait. La soirée fut remplie de rires et de nouilles tombées au sol pour finir par une certaine maitrise des baguettes. C’est ainsi que Minear Mak partagea un peu de sa culture, de sa vie, avec sa famille colombienne.Lire la suite

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L’épidémie ne nous atteint pas seulement physiquement

Pour l’instant, face à la nouveauté de ce qui arrive, jour après jour, la plupart des personnes semblent conserver leur mode de pensée de base. Mais, à vrai dire, c’est le contraire qui serait étonnant. La psychologie sociale ne cesse de répéter, à longueur d’articles, que notre manière d’interpréter les événements est la dernière chose que nous sommes prêts à modifier.
Pour prendre un exemple, les partisans de la théorie du complot ont trouvé une idée : le virus aurait été produit par un laboratoire. Autre variante : « ils savaient » ; c’est à dire que les gouvernants savaient, mais ont tardé à agir. Ces deux rumeurs me frappent, parce qu’elles sont (sans s’en rendre compte) porteuses d’une croyance désespérée dans la toute puissance des élites scientifiques ou politiques. Il semble plus confortable d’imaginer que l’on est la victime de quelques puissances machiavéliques, que d’accepter que personne ne savait, que nous avons tous été pris par surprise et que les scientifiques tâtonnent avant d’en savoir davantage. On pourra mesurer, après coup, ceux qui ont suivi la meilleure stratégie. On pourra gloser sur : « il aurait fallu ». Mais la vérité est que les retours d’expérience récents sur les épidémies antérieures ont joué contre la perception de l’épidémie actuelle. Donc on sait certaines choses. Les médecins peuvent soigner dans certains cas. Mais il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas. Et l’épidémie a pris tout le monde de vitesse. Certains pensent que l’on a confiné trop tard. Mais quand le confinement a été décrété, il a été plutôt mal accepté. Qu’est-ce que cela aurait donné une semaine plus tôt ?

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Une somme d’opinions ne fait pas l’adhésion à un projet politique

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La fondation américaine Pew a sondé, en septembre dernier, un échantillon substantiel d’Américains (plus de 6.800) sur un certain nombre de questions de société (notamment en vue des prochaines élections présidentielles). Les résultats peuvent surprendre. 61% d’entre eux considéraient que les inégalités économiques, aux Etats-Unis, étaient trop fortes. Une liste d’enjeux était proposée aux personnes interrogées et elles ont classé certains d’entre eux comme très prioritaires : un meilleur accès à la protection santé, la lutte contre la toxicomanie, l’accès élargi aux premières années d’université, la lutte contre le terrorisme, le changement climatique (très prioritaire pour 49% des personnes et plutôt prioritaire pour 27 % d’entre elles), la réduction de la violence liée aux armes et, finalement, la réduction des inégalités économiques. Sur certains items (comme le dernier, on l’imagine volontiers), les plus riches se séparaient des plus pauvres. Mais, par exemple, pas sur la prise en compte du changement climatique.

Avec ce genre de tableau, on ne comprend pas comment un président et un parti qui (mis à part la lutte contre le terrorisme) tournent aussi résolument le dos à tous ces problèmes peuvent jouir d’une telle popularité, au point que la réélection de Donald Trump soit de l’ordre du possible.

Entre opinion et vote : un fossé

Cela mérite réflexion. Commençons par une série de commentaires qui relèvent de la sociologie politique classique. Le premier est que l’on sait, depuis longtemps, que les opinions sont volatiles et qu’elles ne reflètent que très imparfaitement les ressorts qui font agir (et voter) pour de bon les personnes. Tout un chacun est plutôt d’accord, par exemple, avec le fait qu’il y a trop de pauvres et que la richesse devrait être mieux répartie. Mais si un gouvernement prend à bras le corps cet enjeu, nul doute qu’il se heurtera à des oppositions nombreuses. On connaît également cette contradiction à propos du changement climatique : il faut s’en occuper, dit-on volontiers, à condition (c’est sous-entendu) que cela ne dérange pas mes habitudes. Il y a donc toujours une ambivalence des opinions, et cette ambivalence n’est pas captée par un simple sondage.

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Une mennonite américaine à l’honneur

https://regardsprotestants.com/wp-content/uploads/2020/01/Lois-Gunden-475x330.jpgEn février 2013, Loïs Gunden est devenue, à titre posthume, « Juste parmi les nations ». Ce titre est décerné à ceux qui ont mis leur vie en danger pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Qui était Loïs Gunden ?

Cette jeune mennonite américaine a été envoyée, en 1941, par le Comité central mennonite (MCC) comme volontaire dans le sud de la France afin d’aider le comité de secours mennonite dans l’assistance aux réfugiés. Elle est amenée à diriger la villa Saint-Christophe à Canet-Plage où elle a la responsabilité d’une soixantaine d’enfants, d’abord des Espagnols dont les parents ont fui l’Espagne franquiste et qui sortent du camp de Rivesaltes, à côté de Perpignan, puis des enfants juifs libérés ou échappés du même camp de Rivesaltes. Ce camp devient en 1942 le centre de regroupement des juifs pour la zone Sud. Loïs Gunden est parvenue à faire sortir quelques enfants du camp et à plusieurs reprises, elle aura l’occasion de protéger des enfants juifs contre des policiers français venus les chercher. C’est pour ces actions qu’elle a reçu en 2013 le titre de « Juste parmi les nations ».

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CMM INFOS – Janvier 2020

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Janvier 2020

CMM Revue de l’annee 2019

Revue de l’annee

Justice a travers les frontieres

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« Je dois attendre de connaitre sa volonté »

“Dios me enseñó que una vez entregada mi vida a Él, debería esperar Su voluntad”, afirma Esther S. Kunjam. Ahora en sus 70, esta líder de la iglesia Menonita de la India reflexiona sobre seguir a Jesús a lo largo de su vida.Lire la suite

Solidarité avec une église mennonite à la croisée des chemins

Du 1er au 8 décembre 2019, une délégation conjointe de la Commission Paix et de la Commission Diacres de la Conférence Mennonite Mondiale a rendu visite à trois églises mennonites de Hong Kong, à d’autres églises et à plusieurs écoles pour montrer sa solidarité et répondre à la demande d’une perspective anabaptiste pour la construction de la paix.

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Les mutations sociales vues à travers notre assiette

Les mutations sociales vues à travers notre assiette

par Frédéric de Coninck

Les pratiques alimentaires en disent beaucoup sur le fonctionnement d’une société. En Espagne, par exemple, il existe un mot pratiquement intraduisible, la sobremesa, qui est un moment, après le repas, où les convives restent à table et discutent tranquillement. C’est un moment de sociabilité particulier qui ne se vit pas de la même manière dans d’autres pays. En France la convivialité se construit plutôt pendant le repas lui-même. Ailleurs, le repas est, parfois, surtout un moment fonctionnel où l’on s’alimente, ce qui fait que l’on passe à autre chose le plus vite possible.

Les changements alimentaires, marqueurs d’évolutions sociales sur le long terme

Est-il possible, alors, de lire des évolutions sociales au travers de ce qui se passe dans notre assiette ? Assurément. De premières choses sont visibles, déjà, si l’on regarde les évolutions de longue durée. Pour la France, le tournant se situe un peu avant le début du XXe siècle. A cette époque, l’essentiel de l’apport calorique provenait des céréales et des féculents. Depuis, les produits animaux, les fruits et légumes, les graisses et les sucres rapides, ont compensé une baisse vertigineuse desdits céréales et féculents. Si l’on décompose les apports entre glucides, lipides et protides on voit qu’on a changé de monde depuis 1900.

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