le Centre Mennonite de Paris est une association, en partenariat avec d’autres institutions et églises chrétiennes, dont le but est de diffuser une réflexion théologique et une pratique largement inspirée de la tradition anabaptiste.

Centre Mennonite de Paris
13, rue Val d’Osne
94410 SAINT-MAURICE

Tel : 01 43 96 12 32
centremennonite@orange.fr

« Martelant leurs épées, ils en feront des socs, de leurs lances ils feront des serpes. On ne brandira plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à se battre »

Les mennonites trouvent leurs origines dans l’anabaptisme pacifique de la Réforme protestante du XVIe siècle. Apparus vers 1525 dans l’entourage du réformateur zurichois Zwingli, le mouvement se propage ensuite vers l’est et vers le nord, le long du Rhin. Il se structure aux Pays Bas autour de Menno Simons, prêtre catholique devenu anabaptiste. C’est de lui que les mennonites actuels tirent leur nom.Voici quelques-unes des spécificités mennonites au sein de la famille chrétienne plus large : l’adhésion volontaire et consentie à Jésus-Christ et à l’Eglise, d’où la pratique du baptême sur profession de foi ; la non-violence et l’engagement pour la paix ; une conception communautaire de l’Eglise ; la non-ingérence de l’Etat dans les affaires de l’Eglise.Ces pratiques n’étant pas toujours acceptables dans un premier temps par les autres chrétiens, les mennonites ont connu la persécution, le déplacement et l’émigration. En France, dès le XVIe siècle, mais surtout depuis le XVIIe siècle, les mennonites se regroupèrent dans l’Est du pays. Il existe aujourd’hui trois communautés mennonites dans la région parisienne, ainsi que plusieurs institutions engagées dans des projets de travail social. Sur le plan mondial, les mennonites se trouvent maintenant sur tous les continents et expriment des liens de solidarité et de communion par le biais de la Conférence Mennonite Mondiale, dont le siège se trouve à Bogota en Colombie.

 

EFraTA

 

Études Francophones de Théologie Anabaptiste

Une formation de spécialisation en théologie anabaptiste

EFraTa-Binenberg

Les Études Francophones de Théologie Anabaptiste (EFraTA) sont une formation de niveau universitaire, par modules, complémentaire à des études théologiques de base.

Elle vise l’approfondissement de la connaissance de l’histoire, de la théologie et de la pratique des ministères dans une perspective anabaptiste, en dialogue avec les courants chrétiens contemporains.

Pour qui ?

La formation est ouverte à des chrétiens de diverses tendances ayant déjà une formation théologique de base.

Où a lieu la formation ?

La formation a lieu au Bienenberg à Liestal (Suisse).

Formule

La durée des études est de 4 années, en formation continue.
Chaque année compte entre 65 et 70 heures de cours effectifs réparties en quatre périodes sur l’année.

Vers une même foi eucharistique ?

Soirée-débat

Jeudi 14 octobre 2021
de 19h30 à 21h30

Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris
35 bis, rue de Sèvres – 75006 Paris – www.centresevres.com

D’où vient que les Églises se soient séparées au sujet de l’eucharistie ? En se mettant à l’écoute de leurs diverses traditions, on se proposera d’évaluer le chemin parcouru ; on reconnaîtra les avancées qui ont été possibles, depuis un siècle, grâce au dialogue œcuménique, et on tentera d’identifier les questions qui demeurent, dans l’espérance que les Églises puissent un jour communier à la même table eucharistique.

Avec la participation de :
Michel FÉDOU, Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris
Anne-Cathy GRABER, Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris
Cyrille SOLLOGOUB, Institut Saint-Jean-le-Théologien, Bruxelles
Serge WÜTHRICH, pasteur (Église protestante unie de France)

Télécharger le PDF de la soirée

Télécharger le programme 2021-2022 du Centre Sèvres

 

Au-delà du vaccin

par Vinoth Ramachandra, auteur de Subverting Global Myths (Renverser les mythes mondiaux)

https://mcccanada.ca/sites/mcccanada.ca/files/styles/story_image/public/system/images/vinoth_ramachandra.jpg?itok=yeAOCUDH

Photo fournie par Vinoth Ramachandra

Vinoth Ramachandra

Le coût humain de la pandémie est de plus en plus lourd : vies perdues, effondrement économique, enfants qui abandonnent l’école et moyens de subsistance perdus. Mais il y a maintenant une lueur d’espoir sous la forme de remarquables vaccins développés et mis sur le marché à un rythme sans précédent. Ces vaccins sont sûrs et donnent de l’espoir à beaucoup.

Pourtant, de sérieuses questions se posent quant à savoir qui y aura accès, et dans quel délai. Et derrière tout cela se cache la question primordiale de savoir si la poursuite exclusive de « solutions technologiques », outre qu’elle donne lieu à de nouvelles séries de problèmes, pourra un jour se substituer à la résolution des problèmes moraux, écologiques et politiques plus profonds que le monde a ignorés et qui ont intensifié et propagé la COVID-19. Si ces défis ne sont pas relevés, nous serons confrontés à un risque élevé de nouvelles pandémies et nous ne parviendrons pas à tirer les leçons de celle-ci.

Voici la réalité : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti à plusieurs reprises que plusieurs virus similaires à la COVID-19 se profilent à l’horizon à moins que nous ne prenions des mesures préventives. Cinq nouvelles maladies apparaissent chez les humains chaque année, et chacune d’entre elles a le potentiel de se propager à l’échelle mondiale. En outre, l’atelier 2020 de la plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques a averti qu’on estimait à 1,7 million le nombre de virus actuellement non découverts qui existeraient chez des hôtes mammifères et aviaires. Jusqu’à la moitié d’entre eux pourrait avoir la capacité d’infecter les humains.

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Entrevue avec Stanley Hauerwas

Entrevue avec Stanley Hauerwas : La pandémie, les Nations Unies et le renouveau de l’Église

https://mcccanada.ca/sites/mcccanada.ca/files/styles/story_image/public/media/common/images/hauerwaskyoto2018.jpg?itok=QvDKEOPN
Stanley Hauerwas, jadis nommé « meilleur théologien d’Amérique » par le magazine TIME, est une voix de premier plan sur les questions de paix, d’Église et de politique. Auteur prolifique, il a notamment publié, avec William Willimon, The Peaceable Kingdom, A Community of Character and Resident Aliens (Le Royaume pacifique, une communauté de caractère et de résidents étrangers). En février 2021, le directeur du MCC United Nations Office, Chris Rice, a mené une entrevue avec Hauerwas au sujet de l’influence de la pandémie sur ce qu’il considère comme à la fois la crise et l’opportunité de notre époque à l’échelle mondiale. Voici des extraits de l’entrevue.

Chris Rice: Quelle est, selon vous, la leçon la plus importante que l’Église tire de la pandémie ?

Stanley Hauerwas: Je pense que l’une des choses que la pandémie a faites est de rappeler aux chrétiens que nous sommes catholiques. Ce terme signifie que nous sommes des citoyens de la foi universelle qui est répandue dans le monde entier. La pandémie, de la même manière, est catholique. Parce qu’il n’y a aucun endroit où elle n’est pas arrivée, tout comme il n’y a aucun endroit où l’Église ne devrait pas être. Ainsi, la réponse des chrétiens à la pandémie consiste à dire que nous sommes en communion avec nos voisins au Mexique, en Hongrie, en Chine, etc. Nous savions cela avant la pandémie, mais la pandémie rend très concret le fait que l’Église est liée aux autres Églises du monde d’une manière qui a été largement ignorée.

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100 ans Mennonite Central Communittee en Europe

Les festivités du centenaire n’ont pas pu se faire en Europe comme prévu à cause des contraintes liées à la pandémie de la Covid-19. Nous souhaitons que ce film contribue à garder la mémoire de cette belle œuvre.

Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette vidéo.
Libre utilisation en privée et en public.

CONFÉRENCES MENSUELLES

NOUVEAU !

Cette année, le CMP, avec le soutien du CFJP (Centre de Formation à la Justice et à la Paix) propose à ceux qui le souhaitent des conférences en ligne.

Ces conférences sont gratuites après une inscription obligatoire à cette adresse : centrejusticeetpaix@gmail.com.

 

PROGRAMME

La 5G et les Hamish

blog-frederic-de-connink

La sortie d’Emmanuel Macron sur les Amish a, étonnamment, suscité pas mal de réactions. Difficile de savoir si la petite phrase était préparée d’avance où si elle lui est venue en direct. En tout cas, c’est intéressant de voir qu’un signifiant religieux est venu colorer ce débat sur l’implantation, ou non, d’une nouvelle technologie sur le sol français.
Un verbatim s’impose pour commencer : « La France va prendre le tournant de la 5G, parce que c’est le tournant de l’innovation. J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas au modèle Amish. Et, je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine ».

CMM INFOS – Septembre 2020

La CMM planifie l’organisation d’activités futures

Report de l’Assemblée, prolongement des mandats, décisions financières « Comme les Israélites dans le désert (livre des Nombres), nous cheminons ensemble et nous faisons confiance au secours et à la présence quotidienne de Dieu », a dit J. Nelson Kraybill, président de la CMM, lors de l’ouverture…

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Equipo mundial, una prioridad: planear la Asamblea 17 en Indonesia

New staff have begun serving Mennonite World Conference to prepare for the global gathering Assembly 17, now postponed to 5-10 July 2022 in Semarang, Indonesia.

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Pontifical Council for Promoting Christian Unity

https://www.bridgefolk.net/wp-content/uploads/2020/08/Trilateral-delegations.jpeg
Trilateral report on baptism by Lutherans, Catholics, Mennonites released

News release
30 July 2020

Representatives of the Catholic Church, the Lutheran World Federation, and the Mennonite World Conference met periodically from 2012-2017. These trilateral Conversations focused on the understanding and practice of Baptism in light of contemporary missional challenges facing these Christian communities.

The final report entitled Baptism and Incorporation into the Body of Christ, the Church summarizes the outcome of these Conversations. The text is published together with a Catholic Commentary authored by Professor Peter Casarella (Duke University, USA). The report is published as a study document in the hope that through wide diffusion, both within the three communities and among Christians in general, it will contribute to better mutual understanding on the mystery of Baptism and greater faithfulness to Jesus Christ.

Y aura-t-il une autre Assemblée miracle ?

https://mwc-cmm.org/sites/default/files/featured-images/49549934231_9cf444186a_o.jpgSaviez-vous que, par le passé, des pandémies ont précédé trois Assemblées réunies de la Conférence Mennonite Mondiale dans un pays du Sud ?
Lors de celle au Zimbabwe en 2003, c’était le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère). Au Paraguay en 2009, le H1N1 (ou grippe aviaire).
Et maintenant, les organisateurs de l’Assemblée réunie de l’année prochaine, en Indonésie, doivent faire face à une pandémie bien plus grave, celle de la COVID-19.
En toile de fond de chacune de ces rencontres, la menace d’une épidémie.

Zimbabwe 2003

L’Assemblée réunie à Bulawayo, au Zimbabwe, a été confrontée à plusieurs problèmes sérieux.

Les attentats du World Trade Center à New York (11 septembre 2001) ont généré une grande peur de l’avion.
Il y avait des troubles politiques au Zimbabwe, principalement à cause d’une redistribution à la hâte des terres. L’inflation montait en flèche. Convertir le budget au taux en vigueur aurait ruiné l’Assemblée comme cela a été le cas pour de nombreuses petites entreprises dans le pays.
Et puis il a eu l’épidémie de SRAS, une maladie respiratoire apparue en février 2003 qui s’est rapidement propagée à plus d’une vingtaine de pays.
Nous avions prévu un plan B : déplacer la rencontre en Afrique du Sud, au grand regret des responsables zimbabwéens qui sont restés fermes dans la foi que tout allait finir par s’arranger.

CMM INFOS – Juin 2020

CMM Infos Juin 2020

Un groupe de travail relève le défi de prendre soin de la création

Cette année, la Conférence Mennonite Mondiale a créé un groupe de travail pour la protection de la création pour aider la communion anabaptiste mondiale à comprendre sa part de responsabilité dans la crise climatique mondiale et à agir.

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Le nouveau site internet de la CMM est multilingue et existe en version mobile

Les visiteurs de mwc-cmm.org découvriront un site flambant neuf dès le 14 mai 2020. Le site internet a été refait pour être plus fonctionnel. Les utilisateurs de téléphones mobiles pourront désormais consulter un site mieux adapté aux petits écrans. Le matériel pédagogique, le matériel pour le…

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Le pont qui nous relie

GYS nous donne l’occasion de véritablement ouvrir les yeux et de réaliser que, dans chaque pays visible sur la carte du monde, il y a des frères et sœurs en Christ qui vivent dans des contextes extrêmement variés, d’un point de vue social, économique ou politique. Dans chaque région, les difficultés sont uniques et Dieu y répond donc de manière unique à chaque fois.

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Être Mennonite, en France, aujourd’hui ?


Observateur du monde mennonite français depuis 35 ans, Didier Bellefleur a accepté de partager son regard personnel sur cette identité mennonite en 2020.


La syntaxe de ce titre est volontairement bancale. Ce qui commence comme une affirmation simple, objective, se termine par un questionnement, tant il est vrai que l’identité mennonite française me paraît problématique. Mais ce que je vais écrire ici n’engage que moi : il ne s’agit que d’un ressenti, sans rechercher l’exactitude historique, sociétale et encore moins théologique.

Cela fait maintenant 35 ans que j’ai rejoint les mennonites. Mon père et mon grand-père, à Nancy, étaient déjà des amis de la famille Muller de Toul, si bien que je les ai connus dès mon adolescence (et j’y ai rencontré celle qui est devenue ma femme, il y a de cela plus de quarante ans). Mais c’est en arrivant à Strasbourg en 1984 que je m’y suis vraiment intéressé, que j’ai recherché le sens de ce mot bizarre, mennonite. Ma première déception fut de ne pas trouver, parmi les responsables de l’Église, un Français répondant clairement et simplement à cette question. Ce n’est que petit à petit, au hasard des rencontres, des lectures, des conférences, que j’ai compris ce que je vais écrire ici.

Les mennonites en France et ailleurs

Les Mennonites en France et ailleurs, article de Neal BloughLes mennonites trouvent leurs origines dans plusieurs courants anabaptistes nés au 16ème siècle. Les Églises qui ont perduré jusqu’à nos jours partageaient plusieurs éléments en commun : Le refus du baptême des bébés et des enfants (d’où le terme « anabaptiste ou rebaptiseur » donné par les autres chrétiens), le refus d’une Église liée aux pouvoirs politiques et une non-violence ancrée dans le sermon sur la montagne et l’exemple du Christ.
Le premier mouvement structuré est né en 1525, dans le sillage de la réforme zwinglienne à Zurich. Il surgit en même temps que le soulèvement paysan avec lequel certains anabaptistes avaient de la sympathie. Cependant, un courant non-violent existe depuis les débuts du mouvement et formule dès septembre 1524 une critique de l’option violente de Thomas Müntzer. Ce refus e la violence deviendra un marqueur d’identité, et sera consolidé en 1527 dans « l’entente fraternelle de Schleitheim », texte qui déterminera l’identité du mouvement pendant des générations sinon des siècles.

Couple anabaptise alsacien par J. LEwicki,
1834, coll.privée Claude Beacher

CMM INFOS – Avril 2020

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Avril 2020

À vos boites mail : la CMM publie Courrier uniquement par courrier électronique

« Nous vivons un moment extraordinaire mais nous restons confiants que Jésus Christ est notre espoir, quoi qu’il arrive » , César García, secrétaire général de la CMM.

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Protection de la création et approbation de rapports lors des réunions du Comité exécutif

La Conférence Mennonite Mondiale va nommer un groupe de travail sur la protection de la création pour sensibiliser et proposer des actions à l’église mondiale. Le groupe de travail travaillera en étroite collaboration avec les quatre commissions de la CMM.

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Spaghetti et baguettes : transformation mutuelle avec YAMEN!

Minear Mak, qui est née et a grandi au Cambodge, ne pouvait pas concevoir que l’on mange un plat à base de nouilles avec n’importe quoi d’autre que des baguettes. Elle décréta qu’un cours de maniement des baguettes s’imposait. La soirée fut remplie de rires et de nouilles tombées au sol pour finir par une certaine maitrise des baguettes. C’est ainsi que Minear Mak partagea un peu de sa culture, de sa vie, avec sa famille colombienne.Lire la suite

L’épidémie ne nous atteint pas seulement physiquement

Pour l’instant, face à la nouveauté de ce qui arrive, jour après jour, la plupart des personnes semblent conserver leur mode de pensée de base. Mais, à vrai dire, c’est le contraire qui serait étonnant. La psychologie sociale ne cesse de répéter, à longueur d’articles, que notre manière d’interpréter les événements est la dernière chose que nous sommes prêts à modifier.
Pour prendre un exemple, les partisans de la théorie du complot ont trouvé une idée : le virus aurait été produit par un laboratoire. Autre variante : « ils savaient » ; c’est à dire que les gouvernants savaient, mais ont tardé à agir. Ces deux rumeurs me frappent, parce qu’elles sont (sans s’en rendre compte) porteuses d’une croyance désespérée dans la toute puissance des élites scientifiques ou politiques. Il semble plus confortable d’imaginer que l’on est la victime de quelques puissances machiavéliques, que d’accepter que personne ne savait, que nous avons tous été pris par surprise et que les scientifiques tâtonnent avant d’en savoir davantage. On pourra mesurer, après coup, ceux qui ont suivi la meilleure stratégie. On pourra gloser sur : « il aurait fallu ». Mais la vérité est que les retours d’expérience récents sur les épidémies antérieures ont joué contre la perception de l’épidémie actuelle. Donc on sait certaines choses. Les médecins peuvent soigner dans certains cas. Mais il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas. Et l’épidémie a pris tout le monde de vitesse. Certains pensent que l’on a confiné trop tard. Mais quand le confinement a été décrété, il a été plutôt mal accepté. Qu’est-ce que cela aurait donné une semaine plus tôt ?

Et l’espérance dans tout cela ?

blog-frederic-de-conninkIl est difficile, ces jours-ci, de parler d’autre chose que de l’épidémie qui occupe tous les esprits. Il est difficile, également, de dire quelque chose d’inédit à son sujet. Les commentaires ont quelque chose de … viral : ils prolifèrent. Les expertises se croisent et, parfois, se contredisent les unes les autres. Les points de vue se multiplient.

Pour ma part, je n’ai pas grand chose à ajouter sur le présent de ce que nous vivons. Ce que j’ai envie d’écrire a plutôt trait à l’espérance.
J’en parlerai d’abord d’une manière laïque (disons compréhensible par quelqu’un qui n’a pas forcément la foi) avant de prolonger cette méditation en parlant de ma foi.

Fort comme la mort est l’amour

Quelle espérance peut-on avoir avec la mort qui frappe au jour le jour et les risques de contagion qui nous environnent ? On peut, certes, relativiser un peu en pensant à d’autres pathologies « ordinaires » qui fauchent chaque année des milliers de personnes (il y a plus de 500.000 morts par an, en France).

Une somme d’opinions ne fait pas l’adhésion à un projet politique

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La fondation américaine Pew a sondé, en septembre dernier, un échantillon substantiel d’Américains (plus de 6.800) sur un certain nombre de questions de société (notamment en vue des prochaines élections présidentielles). Les résultats peuvent surprendre. 61% d’entre eux considéraient que les inégalités économiques, aux Etats-Unis, étaient trop fortes. Une liste d’enjeux était proposée aux personnes interrogées et elles ont classé certains d’entre eux comme très prioritaires : un meilleur accès à la protection santé, la lutte contre la toxicomanie, l’accès élargi aux premières années d’université, la lutte contre le terrorisme, le changement climatique (très prioritaire pour 49% des personnes et plutôt prioritaire pour 27 % d’entre elles), la réduction de la violence liée aux armes et, finalement, la réduction des inégalités économiques. Sur certains items (comme le dernier, on l’imagine volontiers), les plus riches se séparaient des plus pauvres. Mais, par exemple, pas sur la prise en compte du changement climatique.

Avec ce genre de tableau, on ne comprend pas comment un président et un parti qui (mis à part la lutte contre le terrorisme) tournent aussi résolument le dos à tous ces problèmes peuvent jouir d’une telle popularité, au point que la réélection de Donald Trump soit de l’ordre du possible.

Entre opinion et vote : un fossé

Cela mérite réflexion. Commençons par une série de commentaires qui relèvent de la sociologie politique classique. Le premier est que l’on sait, depuis longtemps, que les opinions sont volatiles et qu’elles ne reflètent que très imparfaitement les ressorts qui font agir (et voter) pour de bon les personnes. Tout un chacun est plutôt d’accord, par exemple, avec le fait qu’il y a trop de pauvres et que la richesse devrait être mieux répartie. Mais si un gouvernement prend à bras le corps cet enjeu, nul doute qu’il se heurtera à des oppositions nombreuses. On connaît également cette contradiction à propos du changement climatique : il faut s’en occuper, dit-on volontiers, à condition (c’est sous-entendu) que cela ne dérange pas mes habitudes. Il y a donc toujours une ambivalence des opinions, et cette ambivalence n’est pas captée par un simple sondage.

Une mennonite américaine à l’honneur

https://regardsprotestants.com/wp-content/uploads/2020/01/Lois-Gunden-475x330.jpgEn février 2013, Loïs Gunden est devenue, à titre posthume, « Juste parmi les nations ». Ce titre est décerné à ceux qui ont mis leur vie en danger pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Qui était Loïs Gunden ?

Cette jeune mennonite américaine a été envoyée, en 1941, par le Comité central mennonite (MCC) comme volontaire dans le sud de la France afin d’aider le comité de secours mennonite dans l’assistance aux réfugiés. Elle est amenée à diriger la villa Saint-Christophe à Canet-Plage où elle a la responsabilité d’une soixantaine d’enfants, d’abord des Espagnols dont les parents ont fui l’Espagne franquiste et qui sortent du camp de Rivesaltes, à côté de Perpignan, puis des enfants juifs libérés ou échappés du même camp de Rivesaltes. Ce camp devient en 1942 le centre de regroupement des juifs pour la zone Sud. Loïs Gunden est parvenue à faire sortir quelques enfants du camp et à plusieurs reprises, elle aura l’occasion de protéger des enfants juifs contre des policiers français venus les chercher. C’est pour ces actions qu’elle a reçu en 2013 le titre de « Juste parmi les nations ».

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CMM INFOS – Janvier 2020

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Janvier 2020

CMM Revue de l’annee 2019

Revue de l’annee

Justice a travers les frontieres

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« Je dois attendre de connaitre sa volonté »

“Dios me enseñó que una vez entregada mi vida a Él, debería esperar Su voluntad”, afirma Esther S. Kunjam. Ahora en sus 70, esta líder de la iglesia Menonita de la India reflexiona sobre seguir a Jesús a lo largo de su vida.Lire la suite

Solidarité avec une église mennonite à la croisée des chemins

Du 1er au 8 décembre 2019, une délégation conjointe de la Commission Paix et de la Commission Diacres de la Conférence Mennonite Mondiale a rendu visite à trois églises mennonites de Hong Kong, à d’autres églises et à plusieurs écoles pour montrer sa solidarité et répondre à la demande d’une perspective anabaptiste pour la construction de la paix.

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